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L'agriculture française, un fleuron européen à protéger !

 

Il était donc vital pour l'essor économique de cette région de rompre cet isolement. Mais de ne pas nuire en même temps au trafic maritime du port de Rouen, premier exportateur de céréales français mais surtout européen. En effet, le port de Rouen est alimenté, via les trois modes terrestres (rail, route et fluvial), par les principales régions céréalières françaises au carrefour desquelles il se situe et qui représentent à elles seules la moitié de la production nationale.

 

Carte des différentes régions céréalières françaises et leur poids respectif dans le total produit annuellement

 

Cet impératif de ne pas nuire au trafic maritime a amené l'appellation "pont maritime" qui est un raccourci commun de la dénomination "pont au format / standard maritime" commun au monde entier. Les standards évoluant naturellement, il était vital à chaque construction de ponts de repousser en permanence les limites connues pour ne pas se retrouver "handicaper" à l'avenir. De fait, tous les "ponts maritimes" construits au-dessus de la Seine sont entrés lors de leur construction dans le Livre des Records. Les trois ponts offrent un tirant d'air* de 50 mètres en leur milieu. Mais les records étant faits pour être battus, ces "ponts maritimes" sont restés plus ou moins longtemps dans le Livre des Records au fur et à mesure que le temps s'écoule... Nous allons donc revenir successivement sur la construction des Ponts de Tancarville (1959), de Brotonne (1977) et de Normandie (1995).

Il est à noter que sur aucun de ces trois chantiers gigantesques qui ont totalisé à eux trois 14 années de travaux, nous n'avons de mort à déplorer.

Pont de Tancarville : 3,5 années (42 mois) -  Pont de Brotonne : 3 années (41 mois)  -  Pont de Normandie :  7 ans (82 mois)

 

 

Tirant d'air : espace laissé libre entre le niveau du fleuve / de la mer à marée haute et le dessous de la travée centrale du pont.