L'église Notre-Dame de Caudebec-en-Caux est classée MH depuis 1840

Caudebec-en-Caux se situe sur la rive droite de la Seine, à peu près à mi-chemin par la terre entre Le Havre et Rouen. Contrairement à ce que son nom indique, elle se ne se situe pas dans le Pays-de-Caux.

 

Caudebec-en-Caux, la perle du Val de Seine

 

Caudebec-en-Caux a été dénommée ainsi au XIXème siècle par l'Administration française pour éviter toute confusion avec Caudebec-les-Elbeuf, commune limitrophe d'Elbeuf, toutes deux bien plus en amont au bord de la Seine, mais toujours en Seine-Maritime.

Le plateau du Pays de Caux n'englobant pas la Vallée de la Seine, cette appellation est donc géographiquement incorrecte.

Les premières traces de l'appellation des deux Caudebec remontent à peu près à la même période, c'est-à-dire la fin du Xème siècle. Pour autant, ces deux localités existaient déjà sous des noms différents à l'époque des Romains, toutes deux situées sur des voies de communication principales romaines. Toutefois, en l'état actuel des recherches archéologiques, un site à côté de l'actuel Caudebec-en-Caux a produit des restes de matériels remontant aux Gaulois ainsi que des fondations de bâtis de l'époque. Ce qui n'est pas le cas, pour l'instant, pour Caudebec-les-Elbeuf.

C'est après la Révolution française que les premiers recensements ont lieu à intervalles réguliers. A cette époque, les deux communes affichent une population variant entre 2 et 3 000 personnes. Aujourd'hui, Caudebec-en-Caux voit sa population restée stable en deçà des 3 000 habitants tandis que sa consoeur a définitivement dépassé les 9 000 habitants au lendemain de la Seonde Guerre Mondiale.

Le surnom de Perle du Val de Seine a été éttribué à la Commune par sa population elle-même, pour l'opposer encore une fois à une autre perle de Seine-Maritime, la Perle du Val de Saâne, soit le Château d'Imbleville, au nord de la Seine-Maritime, au bord de ce petit fleuve côtier qui baigne ses douves.

 

 

Caudebec-en-Caux, port de commerce déchu

 

Jusqu'à la décision de François Ier de créer ex nihilo le port du Havre, initialement à des fins militaires, il n'existait pas en baie de Seine de port capable d'accueillir des navires de mer. Le seul port qui pré-existait était le port de pêche d'Honfleur, soumis aux contraintes de marée et très régulièrement aux prises avec des problèmes d'envasement.

Les navires qui approvisionnaient Rouen et / puis Paris remontaient donc jusqu'à Caudebec-en-Caux, si besoin avec l'aide d'attelage de chevaux sur les voies à cet effet. La naissance du port du Havre, adossé au port de pêche d'Harfleur, mettra fin définitivement à ce relais fluvial en direction de Paris, quelque soit la nature de la marchandise. Concernant le poisson, dès le XIIIème siècle,  l'encadrement progressif mais strict des règles de conditionnement et des conditions de vente de ce produit, provoqueront la montée en puissance des ports de pêche de Dieppe (Seine-Maritime - Normandie) et de Granville (Manche - Normandie) et prendront le relais en matière d'approvisionnement de la Capitale en "produits de la Mer" : c'est l'extension du réseau des Chasse-Marées, ces dilligences de produits de la Mer, prémices de l'organisation logistique qui permet d'effacer les distances. Ces ports se retrouvent par cette organisation à 34 heures maximum des halles spécialisées dans Paris, soit historiquement le premier arrondissement de Paris. Activité qui laissera son nom au quartier plus tard, bien qu'ayant déménagé entre temps, la faute au manque de place garantissant son expansion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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