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Un "scrubber" est un système de filtration des gaz d'échappement des moteurs de navires fonctionnant au fuel lourd.

 

 Un "scrubber" en cours d'installation sur un navire

Historiquement, dans la marine marchande, la dernière énergie propre a avoir été utilisée était la voile, appelée scientifiquement propulsion vélique.

La propulsion vélique a été remplacée par une source stable d'énergie, le charbon, qui, en brulant fabriquait de la vapeur à partir d'eau et servait à faire fonctionner une machine qui utilisait la pression générée par l'élévation de la pression due à la transformation de l'eau en vapeur. On sait aujourd'hui que la combustion du charbon produit des fumées nocives et pour l'homme et pour son environnement.

Le charbon a ensuite été remplacé par des moteurs diesel, qui fonctionne dans le maritime au fuel lourd, c'est-à-dire un carburant encore moins raffiné (moins pur) que le carburant diesel des vehicules terrestres. Donc encore plus polluant et illustré sur nombres de cartes postales, films et autres images du siècle dernier et des deux premières décennies du siècle en cours, par d'épaisses fumées noires au-dessus des cheminées.

Echappement de navire sans scrubber

Devant l'impératif grandissant de trouver des énergies dites "propres", tous les secteurs de l"économie sont voués à trouver une énergie de remplacement moins polluante que celles qui sont en place aujourd'hui. Dans le transport en général et dans la marine en particulier, les 3 principaux facteurs à prendre encompte dans cette recherche d'une nouvelle énergie sont les distances immenses à parcourir (voyages intercontinentaux), poids du navire en lui-même (plusieurs centaines de milliers de tonnes) et la capacité d'emport (nombre de passagers pour la croisière, nombre de conteneurs, poids ou volume de la marchandise pour le vrac, etc...).

Malheureusement, le maritime n'a pas encore trouvé en matière de propulsion une énergie capable d'égaler le quota propulsif de l'énergie carbone. Donc, en attendant un plus qu'hypothétique rerour à la propulsion vélique, l'immense majorité des navires en service (99,7%) de la flotte mondiale et fréquentant des eaux aux rejets atmosphériques réglementés (et fonctionnant au fuel lourd) se voit obligée de se doter de "scrubbers", système de filtration inséré entre la sortie des tuyaux d'échappement du moteur et les cheminées apparentes du navires. Comment cela fonctionne-t-il ?


Le scrubber se loge juste avant les sorties d'échappement

Un "scrubber" est une chambre capable de supporter une pression comprise en 150 et 200 bars au sein de laquelle fonctionne simultanément plusieurs systèmes destinées à "laver" les gaz dégagés par la combustion du moteur fuel lourd. Ce lavage se fait d'abord avec de l'eau claire et ensuite avec un additif à base de glycol.


Schéma de fonctionnement d'un scrubber

Les "scrubbers" devant être inséré dans la ligne d'échappement des gaz de combustion, ils se trouvent entre le moteur et les sorties apparentes des cheminées d'un navire. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, un "scrubber" pèse tout de même entre 15 et 20 tonnes. Et sur les navires à passagers, il n'y a guerre de place ailleurs que le plus haut possible près de la sortie finale des cheminées. L'installation des "scrubbers" a donc un impact non négligeable sur la stabilité des navires. Lorsque les navires sont équipés d'un système de calcul automatique, il n'y a d'autre option qu'une reconfiguration de celui-ci.


Sur un ferry classique, on estime que les "scrubbers" piègent environ 500 tonnes de CO² (gaz carbonique) à l'année. Sur un porte-conteneur de dernière génération, on estime cette même capture à plus de 2 000 tonnes à l'année. Un "scrubber" est donc bon pour l'environnement, puisqu'il limite les rejets de gaz à effet de serre. Mais il est aussi bon pour la santé humaine et pas seulement, puisqu'il piège aussi :

- les rejets de souffre (SOx)

- les rejets d'oxyde d'azote (NOx)

D'où la promulgation des lois au niveau européen destinées à protéger la santé des hommes en plus de la protection de l'environnement en instituant des zones SECA. A ce sujet, lire l'article 'C'est quoi une zone SECA ?'.


L'opération de pose de scrubbers sur un ferry en images

Les fumées avant mise en place de scrubbers

Avant mise en place des "scrubbers"


Dépose de la "carrosserie"

Dépose de la "carosserie"


Les fumées après mise en oeuvre des "scrubbers"

 Les fumées après mise en place des "scrubbers"

 

Liens connexes :

C'est quoi une zone SECA ?

C'est quoi une escale froide ?

 

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